ma dolce vita

Gastronomie, histoires, etc. entre Parigi et Roma Blog de cuisine italienne, recettes d'Italie, pâtes fraîches, ravioli, tortellini et pizza!

mercredi 7 mai 2008

Gnocchi à gogo: 4 recettes à tester...

Si vous jetez un oeil de temps à autre sur Ma dolce vita, et désespérez d'y voir un signe d'activité cérébrale, une pincée de gourmandise, un grain de sel, voici au moins la preuve que je cuisine, parfois, souvent, un peu, beaucoup: retrouvez un dossier que j'ai réalisé sur les Gnocchi pour le site Goosto!
4 recettes pour vous convaincre de vous y mettre, de concocter à la maison ce "primo piatto" délicieux et plus délicat qu'il n'y parait et aux déclinaisons infinies (cliquez sur les photos pour accéder aux recettes): 

Strangolapreti
Strangolapreti "burro e salvia"

Gnocchetti_ricotta
Gnocchetti de ricotta et roquette

Gnocchi_alla_romana
Gnocchi à la romaine

Gnocchi_alla_parmigiana
Gnocchi de pomme de terre à la parmesane

A presto!

Photos et texte de Peggy Picot, Tous droits réservés ©

 

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dimanche 13 avril 2008

Week-end à Rome: guide de survie du gaulois chez les Romains

Week-end à Rome

week_end___rome

Cher camarade lecteur,

Puisque tu pars à Rome le week-end prochain et que tu as sollicité mes "lumières" dans cet email si sympathique, voici quelques idées qui te seront peut-être utiles lors de ce voyage chez nos amis romains.

Comment traverser une rue? Si tu n'es pas en pèlerinage pour rendre visite à "papa Benedetto XVI", et que tu exclus tout recours à la prière, il te faudra suivre une technique particulière, risquée mais essentielle pour parvenir à traverser certaines avenues dépourvues de feu de signalisation. Ex: les voies autour du Capitole et de la piazza Venezia, autour du monument Vittorio Emmanuele (via IV Novembre, via del Theatro di Marcello, via dei Fori Imperiali etc.). Je préfère te prévenir d'emblée que je ne peux en aucun cas être tenue pour responsable si d'aventure, tu te retrouves écrabouillé sous une Fiat, ou si ton pacemaker déraille, pas la peine de m'écrire en réclamant des dommages et intérêts.  Le truc est enfantin (mais si tu peux éviter d'expérimenter ma méthode avec un enfant, c'est mieux): il s'agit donc de te positionner au niveau du passage piéton, de t'engager sur la chaussée d'un pas décidé dès que le flux des voitures est un peu moins dense. A ce moment-là, tu ne dois pas COURIR. Si tu cours, l'automobiliste se dit: le piéton court, j'ai le temps donc je ne ralentis pas, j'accélère (pour les plus vicieux). NE PANIQUE PAS. Traverse donc de la manière la plus calme possible, pas comme une tortue non plus. D'un pas décidé avec la nonchalance à l'italienne. TU PEUX LE FAIRE. Tu ne dois pas non plus REGARDER l'automobiliste ouvertement, mais jeter un petit regard latéral à la vague de bagnoles, proche de déferler sur toi, pour vérifier que le stratagème fonctionne. Le but n'étant pas le suicide. Sache que si tu regardes trop ouvertement l'automobiliste, tu ne traverseras JAMAIS. Il se dira: le piéton m'a vu donc je ne m'arrête pas, j'accélère... Capito? Ces conseils ne sont pas superflus. J'ai déjà vu des touristes complètement bloqués, pendant de longues, très longues minutes sans savoir quoi faire (à part me suivre quand je traverse). Je résume: BONNE CHANCE. 

Mes épiceries préférées? Deux épiceries incontournables pour ramener des produits italiens dans tes bagages: Castroni (plusieurs points de vente dans la ville; il y en a un près du métro Ottaviano, et un autre - le plus grand -  via Cola di Rienzo, accolé à Franchi, autre endroit sympa pour les conserves, fromages etc.). Autre adresse dans le quartier populaire du Testaccio: Volpetti. Ils ont ouvert dans la rue perpendiculaire une sorte de snack/cantine qui sert leurs délicieux plats maisons. Ca peut dépanner pour manger un morceau sur le pouce (goûter la pizza aux truffes).

En vrac des adresses à tester si tes déambulations te mènent à proximité: le resto Tre Pupazzi, borgo Pio 183, une taverne du XVIIe (spécialité: cuscinetto ai tre pupazzi), une cuisine typiquement romaine Da Alfredo e Ada Via dei Banchi Nuovi 14, ou encore Da Oio a casa mia, Via Galvani 43/45. Un glacier qui ne paie pas de mine (vente à emporter exclusivement) Gelateria Old Bridge, via dei Bastioni di Michelangelo (à côté du Vatican) mais les vendeurs beaux gosses et leurs crèmes glacées succulentes suffisent au bonheur de tout spécimen féminin normalement constitué. Rome c'est d'ailleurs la ville idéale pour déguster des crèmes glacées, on trouve d'incroyables glaces artisanales pour quelques euros. Si tu préfères les adresses historiques et les glaces élégantes: Giolitti, via Uffici del Vicario 40, ou encore près de la fontaine de Trevi, San Crispino, via della Panetteria 42. Si tu n'as pas fait encore le plein de sucre, fais un tour à la pâtisserie Cinque Lune, corso del Rinascimento 89 (oh la la la bomba alla crema). Si le bobo pousse en toi et que le pain te manque, malgré toute cette pasta, va chez Panella via Merulana, 54  (metro Vittorio Emmanuele). Plus de 100 variétés de pains, des recettes antiques, des machins bizarres (plus ou moins mangeables, mais si tu as une bonne dentition, point d'inquiétude) venus des Romains antiques "panis quadratus", "farreus". Le prix est en conséquence (attention, la plupart du temps il est indiqué au kilo et non à la pièce) et les employés pas franchement aimables. Mais ça vaut le coup! Dans le superbe quartier du Trastevere, j'ai aussi une très bonne adresse: Forno la Renella, vicolo del Moro, idéal pour déjeuner sur le pouce et acheter des biscuits. Si tu visites Rome sous le soleil ou que tu sors le soir à la belle saison, la grattachecca est incontournable (glace "grattée" arrosée de sirop), il y a des kiosques le long du fleuve, par exemple: Sorella Mirella, à l'angle du lungotevere degli Anguillara et du ponte Cestio.

Où manger une bonne pizza? A peu près partout (je n'ai pas dit "partout", le premier qui me cherche sur le sujet, me trouvera, amis contestataires, vous êtes prévenus!) à condition que les produits soient frais. Je ne conseillerais à personne de traverser la ville pour manger une pizza spécifique. A part peut-être ici, une bonne adresse très courue: Est, Est, Est Via Genova 32. A la romaine, préfère une pizza pâte fine et croustillante, et goûte les spécialités aux légumes.

Pourquoi les chauffeurs de bus sont-ils aussi méchants? Parce qu'ils préfèreraient conduire une belle bagnole rutilante au lieu d'un tank semi-soviétique orange. Non, je ne sais pas. En tous cas, ne t'étonne pas qu'ils portent des lunettes de soleil même par temps couvert. Sache, qu'il ne faut pas, mais alors sous aucun prétexte, dire bonjour au chauffeur (en VO "autista", à ne pas confondre avec "autiste", quoique...), ni lui parler, ni même le regarder... Ca ne se fait pas! Les tickets de bus (valables aussi dans le métro) ne sont pas vendus dans le bus (sauf exception, certains étant équipés dans la partie arrière de distributeurs de titres de transports, en panne dans 50% des cas), mais tu peux les acheter dans le métro, ou dans les kiosques à journaux. Attention, concentre-toi bien: tu dois monter dans le bus par la porte avant (résiste à saluer le chauffeur de ton plus beau "bouongiournooooo" il ne démontrera aucun intérêt pour tes efforts linguistiques et pourrait même penser que tu te moques de lui, en VO "prendere per il culo") ou arrière. Surtout pas par la porte du milieu qui est réservée à la descente des voyageurs. N'attend pas le dernier moment pour te déplacer vers le milieu du bus lorsque le moment de sortir sera venu, tu pourrais bien rester coincé, et surtout, tu emmerderas tout le monde, déjà que les transports en commun sont une plaie pour les Romains, autant suivre les règles. Et accroche-toi à la barre la plus proche lors du parcours: la conduite des chauffeurs romains est plutôt sportive... 

Il y aurait tant d'autres choses à te dire, des sentiments et des histoires, des couleurs et des rencontres (un tas de trucs très sérieux). Mais je suis convaincue que ces quelques éléments t'aideront dans ta découverte de la ville éternelle. Bon voyage au pays de la Dolce Vita!

A presto

Peggy

Ps: Pour toutes informations beaucoup plus sérieuses avec des tas d'explications sur les musées, les monuments, les restos, les bons plan hôtels et des cartes à gogo:

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GEOguide Rome, éditions Gallimard, 11,90 euros

Je ne compte pas en parler dans chaque billet (ils sont déjà rares...) mais bon, il fallait bien marquer le coup, non?

Autres bonnes adresses romaines sur ce blog: Orto Botanico, manger des fruits à Rome, les tramezzini, les pâtisseries siciliennes de Dagnino, un dimanche après-midi au Trastevere.

Photos et texte de Peggy Picot, Tous droits réservés ©

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lundi 7 avril 2008

Faire "hanami" et puis, peut-être ensuite, partir à Rome

Cerisiers

"Hanami", littéralement "regarder les fleurs" est une coutume japonaise particulièrement romantique pour la méditerranéenne que je suis. Rêver sous les cerisiers en fleurs, c'est l'annonce du printemps. J'ai beaucoup regardé les fleurs ce week-end, fleurs immaculées sur les cerisiers, premières corolles rosées des petits pommiers. Les fleurs des arbres fruitiers sont des gourmandises en devenir qui réjouissent par avance mon goût immodéré pour les fruits d'été. Quelle est douce cette nature en renouveau sous le soleil du pays basque, alors que j'eus la surprise ce matin de contempler les toits couverts de neige à Paris. 

Pommiers

Sous les branches du cerisier, j'ai pensé que le temps était venu de partager cela avec vous. Mes absences continuelles, ces derniers mois, sont en partie dues à ce petit livre qui vient de sortir dans toutes les bonnes librairies. Il répondra assurément aux questions des nombreux internautes qui me demandent fréquemment des conseils et de bonnes adresses lorsqu'ils se rendent à Rome! Je dois d'ailleurs avouer que m'efforçant toujours de répondre à ces sollicitations, dans la limite du temps dont je dispose, je suis souvent frustrée de l'absence de réponse en retour... Enfin, bref, pas question ce soir de gâter cette bonne nouvelle avec mes grognements bougons, voici l'objet du délit auquel j'ai participé: le Géoguide Rome publié aux éditions Gallimard...

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Ecrire un guide de voyage est une véritable aventure, humainement, physiquement. Se confronter à ses impressions, remettre en jeu ses connaissances sur un lieu où l'on vit, même par intermittence, est passionnant. J'ai arpenté les ruines romaines du forum, exploré les catacombes, affronté la foule des musées du Vatican, quadrillé de long en large, sous le cagnard brûlant du mois de juillet dernier, cet autre chez moi, cette ville familière, comme si je la voyais pour la première fois. Ma fascination pour la Rome éternelle, cité à l'éclat déchu mais au panache immaculé, au coeur vibrant d'un peuple que je ne cesse de découvrir, n'en est que plus grande. Bon voyage!

Photos et texte de Peggy Picot, Tous droits réservés ©

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dimanche 9 mars 2008

6 choses sans importance, 10 saveurs divines

Sollicitée par Virka et la dame en rouge et noir de Menus Propos qui ont sympathiquement pensé à moi pour le jeu des "6 choses sans importance" (je ne vous ferai pas l'affront de mettre à nouveau le règlement et de désigner 5 ou 6 pauvres victimes, vous savez bien que le plus amusant avec les règles du jeu consiste à les enfreindre), voici 6 choses sans importance en images:

1 Des collections notables (échantillon pudique)
2 Des lectures variables (certes)
3 Des goûts (très) discutables (mais j'assume, malheureusement)
4 Des obsessions (in)supportables (la vie en monochromie)
5 Des addictions respectables (avant 16h, si je ne respecte pas l'horaire maximal je ne ferme plus l'oeil)
6 Des absences (im)pardonnables (mais cela fait longtemps que les lecteurs de ce blog qui me font l'immense plaisir de me suivre le savent!)

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Et puis aussi quelques associations simples qui fonctionnent bien pour mon palais pour le jeu auquel m'a conviée la romaine Sylvia (il y a de cela un siècle, au minimum... mi dispiace!) "Un goût dans l'esprit de Dieu". Ma foi, disserter d'une saveur "divine" est une tentation. De même que la politique qui filtre parfois, par touches microscopiques dans ces pages (je ne suis qu'une pauvre pécheresse, pervertie par l'envie d'ouvrir mon bec... que l'opinion ait mon âme), la religion, y compris du goût, est un sujet qui me chatouille avec excès. Mais la chose m'occasionne les mêmes crises de mauvaise esprit et d'humeur acide qui habitent un peu trop souvent cet antre. Alors paix à mon estomac et à votre patience, voici ma liste:

- tomate et basilic
- miel et fromage de chèvre
- chocolat et beurre salé
- café et cacao
- roquette et parmesan
- huile d'olive et baguette
- mascarpone et crème de marron
- faisselle et vergeoise
- sauge et citron
- mozzarella et bresaola

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dimanche 24 février 2008

Sardines à l'orange, aux olives et pignons de pin

Une recette de poisson vraiment dans l'esprit de la cuisine sicilienne. Une culture culinaire étonnante qui témoigne d'une histoire insulaire mouvementée: les peuples qui ont traversé l'île participèrent à l'évolution d'une gastronomie de contrastes, célébrant avec talent des produits de caractère, une cuisine populaire qui ne craint pas d'associer mets sucrés et salés, ni d'accommoder les anchois à toutes les sauces... Ces sardines à l'orange auraient d'ailleurs été des anchois, suivant la version originale issue d'un plat traditionnel de Catane (une recette de moines semblerait-il...), si j'en avais trouvés! Je me suis contentée de ces petites sardines de méditerranée - dont c'est le tout début de saison selon certaines sources très très bien informées, même si les dites sources préfèrent commencer leurs agapes de sarde (comme on dit en Italie) en mai (quel beau mois).

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Sardines à l'orange, aux olives et pignons de pin

 Pour 4 personnes

500g de sardines
1 citron non traité
1 orange non traitée (ici sanguine traitée!)
90g d'olives vertes
30g de pignons de pin
un petit bouquet de persil
3 cuillères à soupe de vin blanc sec
1 tranche de pain rassis sans la croûte
huile d'olive
sel, poivre

Nettoyez les sardines: videz-les, enlevez la tête et les branchies, tout en les passant sous l'eau fraîche, puis ouvrez-les à l'aide de votre couteau afin d'ôter l'arête centrale. Réservez-les sur un papier absorbant. Lavez le citron et l'orange. Coupez le citron et la moitié de l'orange en tranches fines. Pressez le jus de l'autre moitié d'orange. Rincez le persil. Dénoyautez les olives. Ecrasez à l'aide d'un pilon les olives avec les pignons et le persil. Emiettez le pain et faites-le revenir quelques secondes dans une poêle avec un peu d'huile. Dans un moule circulaire (type moule à tarte), disposez la moitié des sardines, la queue vers le centre, recouvrez avec la moitié des rondelles de citron et d'orange. Salez, poivrez, arrosez d'un filet d'huile d'olive. Mettez le reste de sardines et d'agrumes. Salez et poivrez. Répartissez le mélange d'olives, pignons et persil puis le pain. Versez pour finir le vin blanc. Cuisez pendant environ 25 minutes à 180°C. 5 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez le jus d'orange sur les sardines.

D'autres parfums de Sicile sur ce blog: ici.
Granita di caffè con panna
Zuppa di pesce siciliana
Latte di mandorla, granita di mandorla et crèmes caramel au lait d'amandes

Photo et texte de Peggy Picot, Tous droits réservés ©

Posté par peggypicot à 17:47 - La cuisine SICILIENNE - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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